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«À chaque moment, vous avez le pouvoir de dire: ce n’est pas comme ça que l’histoire va se terminer.»  – Dr Joe Dispenza

Vers l’âge de 12 ans, j’ai commencé à avoir mes lunes [à ce moment là j’appelais ça les menstruations ou mes règles, mais maintenant j’aime bien appeler cette particularité féminine, les lunes]. Bref, lorsque mes lunes commençaient, j’avais de grosses douleurs la première journée et je croyais que c’était normal car ma mère avait toujours ça et plusierus filles que je connaissais aussi. Et à l’âge de 16 ans, j’ai consulté mon médecin à ce sujet et il m’a conseillé de prendre la pilule pour «régler le problème». J’ai donc pris la pilule pendant 13 ans dont les 6 dernières années en continu.

À l’âge de 29 ans, j’étais mariée, j’avais un métier stable qui m’assurait une sécurité financière, mais je ne me sentais pas vraiment épanouie comme femme. Ma relation amoureuse battait un peu de l’aile et j’avais l’impression de ne pas être sur mon X au travail. Alors pour donner un peu de sens à ma vie, et dans le but de solidifier ma relation amoureuse (quelle mauvaise idée…), j’ai arrêté la pilule pour avoir un bébé. J’avais espoir que le fait d’être maman arrangerait tous mes problèmes, que cela donnerait un sens à ma vie et que ça souderait mon couple. Je voulais moi aussi d’avoir la photo de mes enfants sur mon bureau au travail, afin de me rappeler pourquoi je m’éreintait dans un métro-boulot-dodo qui ne me comblait pas.

Je suis tombée enceinte 2 mois après avoir arrêté la pilule. Mais malheureusement, au bout de 3 mois, j’ai fait une fausse-couche [un oeuf clair] et j’ai dû subir un curetage. J’ai vécu deux émotions contradictoires : d’un côté j’étais en deuil de la vie pleine de sens que j’avais commencé à m’imaginer avec notre futur enfant, et d’un autre côté, je me sentais énormément soulagée, car ma relation amoureuse se dégradait de plus en plus. Quelques mois plus tard, mon mari et moi nous nous quittions.

Je me retrouvai donc à l’âge de 30 ans, célibataire, et tout ce qu’il me restait dans la vie c’était un travail dans lequel je ne me sentais pas vraiment à ma place. Je travaillais dans un hôpital au laboratoire de microbiologie. À l’époque, je croyais que j’étais trop vieille pour réorienter ma carrière. Je commençai donc à faire comme plusieurs de mes collègues : compter les années qu’il me reste avant de prendre ma retraite. J’avais l’impression d’avoir raté ma vie.

C’est à peu près à ce moment-là que des douleurs inhabituelles entre mes lunes sont apparues, malgré que je prenais à nouveau la pilule en continu. Quelques mois plus tard, j’avais mal au ventre pendant presque tout le mois. J’ai fait une échographie, et on y voyait un gros kyste à l’ovaire droit. Mon gynécologue m’a conseillé une laparoscopie (coelioscopie) afin d’enlever ce kyste. Lors de la chirurgie, il a constaté que mon cas était beaucoup plus avancé qu’il ne le croyait et il a dû enlever une partie de l’ovaire et de la trompe de Fallope. Les résultats de laboratoire ont par la suite confirmé une endométriose.

Tout juste un mois après l’opération, les douleurs recommencent de plus belle, au même endroit. Une autre échographie confirme que des tissus cicatriciels et des adhérences se sont formés suite à l’opération et ont bloqué mon uretère droit (tuyau qui relie le rein à la vessie). J’ai donc eu une seconde anesthésie pour poser un cathéter double J afin de sauver mon rein. On me suggère une autre opération. Je consulte pour avoir d’autres avis médicaux, et on me fait passer d’autres examens. Tous me suggèrent d’avoir une chirurgie pour enlever les adhérences et rebrancher mon uretère sur le dessus de la vessie. Et ensuite, ménopause artificielle!

Je décide de faire mes propres recherches pour trouver une solution et je tombe sur des forums de discussion remplis d’histoires d’horreur de femmes atteintes d’endométriose qui ont subi des chirurgies à répétition, qui prennent toutes sortes de médicaments causant des effets secondaires débilitants comme la prise de poids, des problèmes digestifs, la perte de libido, la dépression, etc. Certaines doivent avoir des colostomies [poche à caca sur le ventre] et sont complètement déprimées. Ça ne me donne pas envie de me faire réopérer. Beaucoup de femmes ont des récidives malgré la prise de la pilule et malgré les ménopauses artificielles. Ça ne me donne pas envie de prendre des médicaments, ni de suivre toute approche médicale de toute façon. Tout cela semble sans issue. Je réalise que la médecine conventionnelle n’a pas de réelle solution pour soigner l’endométriose, et les femmes vivent des horreurs. J’ai même lu un post hallucinant d’une femme qui conseillait à une autre femme de se faire opérer par le même chirurgien qu’elle: « Le Professeur X est extraordinaire, c’est lui qui m’a fait mes 14 opérations !! »

Une deuxième opération me faisait donc paniquer… je n’avais pas envie de me faire réopérer chaque année. J’ai donc pris mon temps avant de prendre une décision, et j’ai trimballé mon dossier médical chez des spécialistes de l’endométriose afin d’avoir un second avis. Entretemps les douleurs augmentaient. Je ne savais même pas qu’on pouvait souffrir autant! J’avais comme des poignards dans le ventre et j’avais une douleur sourde dans le bas du dos en permanence. Les anti-inflammatoires étaient comme des bonbons pour moi et après un certain temps, ils ne faisaient même plus effet, alors j’augmentais les doses. Je commençais à avoir des douleurs au foie et à l’estomac. Mes intestins me faisaient souffrir chaque fois qu’il y avait des mouvements intestinaux. Je n’avais plus l’énergie d’aller faire du sport et de toute façon, aussitôt que je bougeais un peu, mes urines étaient pleines de sang à cause du cathéter JJ. Je commençais donc à faire de l’anémie. Je me sentais prise dans une spirale descendante vers l’enfer. J’étais épuisée et au bord de la dépression. C’est à ce moment que j’ai demandé à mon médecin de famille de me mettre en arrêt de travail.

Je passe un IRM, et on me dit que l’endométriose est au stade IV. Je ne veux pas me faire opérer et je ne veux pas prendre de médicaments hormonaux. La dernière option qu’on me propose est l’hystérectomie… à 30 ans!!! Il n’en est pas question! Plutôt mourir!

Après l’IRM, je reviens chez moi et je pleure ma vie… Alors je pense au suicide… Et là, contre toute attente, je fais une chose que je n’aurais jamais pensé possible de la part d’une fille qui se dit athée et très cartésienne:

Je regarde le plafond de ma chambre et je dis à voix haute : «Dieu, si tu existes, alors c’est le moment de m’aider : je ne sais plus quoi faire. Aide-moi! Je promets que si je m’en sors, je vais faire en sorte de me créer une belle vie. Je veux une carrière que j’aime et dans laquelle je me sens épanouie, un amoureux qui prend soin de moi, une belle maison… peut-être des enfants, et surtout je veux vraiment aider les gens à être en bonne santé et à être heureux. Je ne veux pas travailler dans un hôpital. Ce n’est pas ma place. Et je promets que si je m’en sors, je vais aider les autres à faire la même chose! Et si jamais j’étais la première à réussir à me guérir, alors j’enseignerai aux autres comment faire!  Je venais de donner un sens à ma vie!

«Demandez, et vous recevrez; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et l’on ouvre à celui qui frappe.» – Luc 11.9-1

J’ai décidé que cette journée-là était la première journée du reste de ma vie! J’étais encore très jeune encore et j’avais encore le temps. Je me suis donné 2 ans pour refaire ma santé et me créer une belle vie. Et si dans 2 ans, ma situation ne s’était pas améliorée, il serait toujours temps de me suicider. Aussi bien essayer de me guérir! Qu’avais-je à perdre? Rien!!!

Je me suis donc engagée envers moi-même à tout faire pour me guérir complètement. Je ne voulais pas seulement endormir les symptômes. Je voulais que cette maladie s’en aille et ne revienne plus jamais. Je voulais une vie normale où je m’épanouis. C’était plutôt audacieux de ma part non?

«Vous pouvez croire le diagnostic, mais ne croyez jamais le pronostic.»
– Deepak Chopra

Eh bien en très peu de temps, une suite de synchronicités sont arrivées et m’ont aidé à trouver le chemin vers la guérison. Les bonnes informations et les bonnes personnes ont été mises sur ma route. On m’a appris à méditer. J’ai décidé de me faire opérer une dernière fois par une chirurgienne experte de la fine dissection des cancers gynécologiques, et qui était d’accord de tout faire pour enlever les lésions, éviter la colostomie, et préserver mon utérus.  Ensuite, j’ai tout fait pour prendre soin de moi. Je me suis mise à faire des recherches sur la santé, les causes de la maladie et sur les suppléments et les plantes qui peuvent aider le corps à se regénérer. J’ai lu pratiquement tout ce qui existe de sérieux sur l’autoguérison et sur la santé globale.

«Les patients qui se guérissent, sont ceux qui se sauvent des hôpitaux par les fenêtres.»
– Dr Bernie Siegel

Les douleurs sont réapparues quelques mois après l’opération, mais de façon moins intense qu’avant. Après un moment de découragement, j’ai décidé de continuer à faire confiance à la vie. J’essayais de nouvelles plantes, des suppléments alimentaires et des méthodes naturelles pour réduire la douleur. Je me disais que j’allais bien finir par trouver LA solution. J’ai changé mon alimentation plusieurs fois, consulté des thérapeutes, suivi des formations en développement personnel pour apprendre à mieux me connaître. Et un jour, j’ai compris pourquoi j’avais été malade:

Mon corps voulait me dire que je stagnais dans ma vie, que je n’étais pas à ma place . Et mon corps faisait en sorte de m’empêcher d’avoir des enfants dans un contexte où je ne me sentais pas capable de créer mon nid et une vie épanouissante

À l’âge de 34 ans, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai pris ma retraite! J’ai quitté mon emploi à l’hôpital pour me consacrer à développer mon métier de coach santé. Et les douleurs se sont grandement atténuées… J’avais plus de temps pour prendre soin de moi. Au début, ce fût la lune de miel, mais peu de temps après les affaires n’allaient pas très bien, je n’avais pas assez de clients. Alors je me suis mise à paniquer parce que je n’avais plus ma sécurité financière. J’ai vécu 4 mois d’insomnie et de crises de panique [l’horreur] et je vous avoue qu’à ce moment-là j’ai eu peur que la maladie revienne. Mais non! Bien que j’aie beaucoup maigri et que mon système nerveux fût en mauvais état, les douleurs à l’utérus ne sont pas revenues. Lors de cet épisode, j’ai reçu un grand cadeau de la vie: avec ma coach, j’ai vraiment saisi ce qu’était le lâcher-prise et j’ai appris à me faire confiance.

« La plus grande force du corps humain est sa capacité d’auto-guérison, mais cette force n’est pas indépendante de notre système de croyances… Tout commence par une croyance. » – Albert Einstein

Aujourd’hui, j’aime ma vie et ça fait environ 7 ans que je n’ai plus de symptômes liés à l’endométriose. Je réaiise que tous ces moments difficiles étaient en fait des expériences nécessaires pour m’aider à être sur mon chemin de vie. La maladie m’a appris à mieux me connaître, à me reconnecter à moi, à m’aimer vraiment et à acquérir mes connaissances en coaching, en développement personnel et en santé globale. La dépression et les crises de panique m’ont appris à développer des outils pour aider les autres à gérer leur stress et à être plus calmes, plus confiants.

Conclusion:

Je suis passée par le long chemin! Mais vous qui me lisez… si vous êtes atteinte d’endométriose, vous n’êtes pas obligée de passer par ce long chemin. Vous pouvez profiter de l’expérience des personnes comme moi qui ont réussi à se soigner et choisir de prendre un raccourci.

Après avoir vécu cette expérience, voici les 8 pilliers de la santé qui sont incontournables si vous voulez vous guérir:

1. Prendre le contrôle de sa santé (au lieu de le laisser au système de santé)
2. Mettre en place de bonnes habitudes santé (comme si vous étiez pour vous la personne la plus précieuse au monde)
3. Utiliser des plantes comme médicament (Hippocrate, le Père de la médecine)
4. Apprendre à gérer son stress (la peur est une illusion)
5. Apprendre à générer des émotions positives (choisir)
6. Avoir une équipe de soutien (support social, thérapeutes)
7. Avoir une connexion spirituelle (pas nécessairement une religion)
8. Avoir une forte raison de vivre (joie de se lever le matin)

Je n’aurais jamais réussi à faire tout cela si je n’avais pas été accompagnée. J’ai eu plusieurs thérapeutes et professionnels de la santé alternative, mais ce qui m’a le plus aidé c’est le coaching.

J’avais besoin d’une approche où l’on m’apprenait à me prendre en main et à développer mes compétences en santé… J’avais besoin de créer moi-même ma santé, et pas de dépendre d’une autre personne ou d’une substance extérieure pour aller mieux. Je n’avais pas envie d’avoir une vie rigide où je n’avais pas de plaisir pour me maintenir en santé. Et je savais que l’esprit est plus fort que tout, que notre mindset est le point de départ de la santé.

Alors si j’ai un seul conseil à vous donner:
Prenez soin de vous, chérissez-vous, et si vous ne savez pas comment faire, engagez quelqu’un d’autre pour vous le montrer. Vous allez sauver des années de souffrance!