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Quand j’étais jeune, je me rappelle de certains week-ends où je disais à ma mère… «Maman, c’est platte ya rien à faire!» Et puis ma mère me répondait: «Va jouer!» Et puis là… après quelques moments d’errance, j’inventais toutes sortes de choses sans queue ni tête… de nouveaux jeux, des objets que je confectionnais dans l’atelier de mon père, des soupes au gazon et aux bourgeons de sapin.  Je me rappelle que je me sentais tellement bien dans cette liberté-là… à inventer, à créer, juste pour le plaisir… sans que ça ne serve à rien en particulier.

Quand j’étais jeune,  je me rappelle que je voyais souvent des gens s’asseoir sur leur galerie, avec leurs chaises berçantes, à ne rien faire… seulement à regarder le monde passer dans la rue… Cette semaine, j’ai vu un monsieur comme ça sur sa galerie… puis ça m’a frappé!!! Je l’ai admiré… Je me suis dit: «Wow, ce monsieur-là, il fait partie des rares personnes qui savent encore comment prendre la vie relaxe!»

Nous sommes tellement dans le FAIRE-FAIRE-FAIRE et nous avons de la difficulté à nous arrêter… Pourquoi? C’est tellement ancré en nous de toujours être en train de faire quelque chose, que nous avons même tendance à nous sentir coupable de ne rien faire. Nous avons peut-être aussi un peu peur du vide… de faire face à nous-même, de sentir nos émotions, nos peurs, notre tristesse, notre solitude… et nos manques affectifs. Pourtant, nous devrons bien faire face à tout cela un jour. Et si ce n’est pas par la sagesse, ce sera peut-être par la souffrance.

L’être humain a besoin de moments de calme à ne rien faire, de farniente. Ces moments sont même nécessaires à tout processus créatif car ils nous permettent d’intégrer de nouvelles connaissances. Ces moments nous permettent également de prendre du recul face à notre vie et de faire de meilleurs choix qui répondent à nos besoins véritables. C’est souvent grâce à des moments d’intégration comme ça que j’ai eu mes meilleures idées de génie! «Eureka !!!! J’ai trouvé une solution!!!».

Aujourd’hui, il devient de plus en plus criant de prendre des moments pour s’arrêter dans la folie tourbillonnante de la société actuelle. Les gens qui ne prennent pas le temps de s’arrêter de façon volontaire pour prendre du recul… se verront souvent obligés de le faire à cause de la maladie. Le corps, par instinct de survie, finit par nous obliger à prendre du repos: la dépression, le burn-out, l’anxiété, l’angoisse, les crises de panique sont les symptômes d’un corps exténué qui a besoin de s’arrêter, de se nettoyer, de se réparer, de se reconstruire et de retrouver son équilibre.

L’être humain a besoin de périodes de farniente, de repos (autres que dormir la nuit, regarder la télé, jouer à Candy Crush ou les 2 semaines de vacances par année). Un bon 20 à 30 minutes chaque jour à faire la farniente est très bénéfique pour la santé physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. À vous de choisir la forme qui vous convient le mieux, qui est la plus facile pour vous, celle qui demande le moins d’efforts.

Pour les sauvages: la marche en forêt
Pour les campagnards: la chaise berçante sur la galerie
Pour les trendy: la méditation pleine conscience

Bonne farniente!